La vie du Homard

Il y a plus de 100 ans, les fermiers engraissaient leurs champs de pomme de terre avec du homard. C’est vers 1870 que la première usine ouvrait ses portes en gaspésie qui visait le marché américain, réceptif au produit. Le homard n’a pratiquement pas d’ennemis, car tout ceux qui oseraient l’attaquer risquent de se casser les dents à cause de sa carapace. Ses deux grosses pinces ont des fonctions bien différentes. Celle plus étroite lui sert à couper tandis que l’autre plus massive, à broyer ses proies. Le muscle de la grosse pince est le plus gros et le plus puissant du homard. Celui-ci représente toujours 1/3 du poids total du homard. On retrouve principalement le homard américain entre la côte du labrador jusqu’en Caroline du Nord. Le jour, il est très difficile de l’apercevoir, car il se cache dans l’ombre.

C’est grâce à ses deux antennes que le homard perçoit la présence de nourriture. Ses yeux ne lui donnent pas une vision très précise. Par contre, il perçoit très bien les odeurs. Pour s’emparer de sa proie, le homard se sert de ses deux pattes locomotrices près de ses pinces. Comme un chien de chasse, il se fie surtout à son odorat très puissant. Les pêcheurs se servent de morceaux de poisson pour appâter le homard. Normalement, il se nourrit plutôt de proies vivantes comme le crabe, l’oursin, le vers marin ou encore les étoiles de mer. À l’occasion, il creuse le fond pour recueillir des clams qu’il casse avec ses grosses pinces. C’est au moment où le soleil se couche que le homard se réveille. C’est donc la nuit que le homard se fait le plus souvent capturer.

Le homard commence sa vie sous la forme d’un oeuf attaché aux pattes naratoires de la femelle. Ces oeufs noirs et tassés comme des grains de mûres sont fécondés. Pour ce faire, la femelle emmagasine le sperme du mâle dans la spermathèque. Les oeufs restent attachés pendant 1 an avant d’éclore. Tous les deux ans, la femelle pond de 3000 à 100 000 oeufs selon sa taille. Une fois sortie de l’oeuf, la petit larve monte à la surface de la mer. Elle mesure à ce moment moins d’un centimètre et on peut déjà voir ses organes internes de l’extérieur, car son corps est transparent. En quelques jours, la larve mue et atteint le second stage de son développement.

Elle devient plus grosse et ses pattes naratoires se développent sur son abdomen. Il se produit ensuite une troisième mue. La taille de la larve est à ce moment beaucoup plus grande soit 1,5 cm. La queue est complète et les pattes naratoires sont munies de cils rudimentaires. On baptise du nom de plancton ces milliards de vies minuscules en suspension dans l’eau. Toutes sortes d’espèces animales s’alimentent à partir de cette grande soupe qu’est le plancton. En fait, 95% des larves de homard sont dévorées de cette façon. Au quatrième stage, la transformation est presque achevée. Le crustacé ressemble maintenant à un homard miniature. Tous ses organes sont développés et ses pinces sont projetées vers l’avant.

C’est à cette étape qu’il quitte la lumière et la surface mouvante des eaux pour explorer le fond. Les jeunes homards sont des proies faciles. Pour survivre, ils doivent se forer un tunnel dans le sol marin. Il vont rester environ deux ans dans ce trou, se nourrissant de petits invertébrés qui passent à leur portée. Ils grandissent ainsi à l’abris des prédateurs. Lorsque le homard atteint la taille adulte, il devient assez grand pour se défendre. Il a ainsi moins d’ennemis. Le homard étant un animal nocturne, il se déplace presque exclusivement dans l’obscurité. Comme un aveugle, il marche à tâtons, se fiant seulement à son sens du toucher.

À chaque pas qu’il fait, les cils tactiles de ses petites pattes enregistrent la nature du sol qu’il parcourt. Contrairement à la croyance populaire, ce n’est que lorsqu’il est menacé que le homard se déplace à reculons. Les yeux sont placés au bout de tiges mobiles. Chaque oeil est composé de 14000 petites lentilles rétiniennes. Il est probable que les images qu’il voit ne sont pas très précises. Il se sert de ses grosses pinces comme un bulldozer pour dégager l’entré de son tunnel. Quand il se sent menacé, il peut fuir très rapidement en faisant des flexions rapides avec sa queue. Il fait des bonds vers l’arrière à une vitesse qui peut atteindre 8 mètres par seconde. Le plus gros homard qu’on ait jamais trouvé en gaspésie pesait 20 kilogrammes et avait environ 100 ans. Par contre, il est difficile d’estimer l’âge d’un homard, car il régénère continuellement sa carapace.

La mue a lieu à chaque fois que la carapace du homard devient trop petite. Avant la mue, une nouvelle carapace souple et molle se forme sous l’ancienne. C’est juste entre le thorax et l’abdomen qu’il sort de sa veille armure. La tête émerge lentement comme si le homard accouchait de lui-même. Le défi sera de retirer ses grosses pinces : c’est un peu comme essayer de retirer sa veste avec des gants de boxe. Heureusement, la carapace couvrant ses pattes se décalcifie avant la mue, ce qui la rend plus souple. Une fois tout beau et tout neuf, le homard mange son ancienne carapace pour en retirer le calcium qui aidera à durcir sa nouvelle. Pendant les 15 à 20 minutes que dure la mue, il est très vulnérable. Cette opération se déroule au moins 22 fois avant que le homard atteigne sa taille commerciale, soit 500 grammes. Cela prend entre 5 à 10 ans.

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